Février 2021

Autoportrait. Février 2021

 

J'ai tendance à être en conflit avec mon âme , mon corps, mon reflet dans le miroir…parce que comme chacun d'entre nous, j'ai mes casseroles, mes complexes, mes angoisses, mes pulsions. Je ne suis jamais très objective et je m'excuse souvent d'être qui je suis…

 

Je cache tout ça derrière un sourire, de l'énergie, du mouvement, des actions, du travail, de l'investissement, de l'humour, du vent quoi…C est plus facile. Ça protège.…

 

Je constate amèrement au fil de mes rencontres et dans mes amitiés sincères que beaucoup d'entre nous, surtout les femmes, les mères, font pareil, trouvent des stratagèmes pour enfouir leurs émotions, se cacher, détourner leur malaise.

 

La période n'arrange rien à la situation. On se sent coupable, incapable, fragile, désorientée….

 

Je m aperçois avec le temps, les épreuves, l'expérience que se connaître et s'aimer, enfin au moins se respecter dans un premier temps, c'est avancer vers ce que l'on aspire vraiment.

Qu'être cohérent, bien dans ses baskets, en paix avec soi même nous ouvre d'autres portes, nous ouvre aux autres d'une manière plus efficace et sereine.

Que faire le vide à l'intérieur permet de mieux se remplir.

Que le regard sur soi-même doit être bienveillant pour mieux donner à ceux qu'on aime.

 

Je suis venue à la peinture de manière brutale et évidente comme un exutoire à la souffrance, aux angoisses. Les tripes sur la toile.

 

Mais j'ai envie que ma peinture évolue, de me remettre en question, d'explorer de nouvelles formes de création.

 

J'ai envie de vous surprendre, de vous faire rêver, voyager, ressentir, vous émouvoir. D'atteindre plus de sérénité et d'apaisement.

De vous les transmettre surtout.

 

Alors je commence par me confronter à moi même, à mes démons, mes émotions.

A les accueillir, les accepter, les dompter, les apprivoiser.

A en faire une force.

A m'écouter vraiment, m'entendre surtout.

Et à peindre (aussi) ce qui est bon. Ce qui rassure, ce qui transporte, ce qui a du sens…

 

Je commence la route.

Elle est longue et sinueuse mais c'est le voyage qui compte, pas le destination.